Le devoir d'évangéliser

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Le devoir d'évangéliser

Message  Admin le Ven 30 Mar - 14:33

Le devoir d'évangéliser


Jésus nous révèle : « Quiconque se déclarera pour Moi devant les hommes, Moi aussi, Je Me déclarerai pour lui devant Mon Père qui est aux Cieux ; mais celui qui M’aura renié devant les hommes, à mon tour, Je le renierai devant Mon Père qui est aux Cieux. » (Mt 10.32-33), et avant de remonter au Ciel, Il a clairement donné à ses disciples la mission d’évangéliser : « Tout pouvoir M’a été donné au Ciel et sur la terre. Allez, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que Je vous ai prescrit. Et voici que Je suis avec vous jusqu’à la fin du monde et pour toujours. » (Mt 28.18-20).

Aussi, Jean-Paul II, le précédent pape, guidé par le même Esprit-Saint a-t-il demandé dans son exhortation apostolique Ecclesia in Europa que les chrétiens reçoivent « une connaissance objective de l'islam afin qu'ils sachent s'y confronter » (n°57), et à cette demande le site Irtidad entend donc y répondre.

Ma Sœur, mon Frère, il importe avant de t’engager dans le dialogue islamo-chrétien, et interreligieux en général, de commencer par bien prendre conscience que nous autres musulmans sommes nés doublement prisonniers :

- d'une part, par suite du péché, sa nature humaine est devenue étrangère, ennemie de son Créateur, source et garant de la Vérité ;

- d'autre part, le sentiment national, ethnique, et notre appartenance culturelle, nous incitent à des liens de loyauté et de solidarité envers la religion dans laquelle nous sommes nés.

L'appartenance à une région, un peuple, une nation, entraîne en effet automatiquement de par notre naissance, une identité religieuse.

Celle-ci se présente de ce fait comme une donnée tout autant culturelle, nationale, ethnique, que spirituelle. Dans ces conditions, le phénomène de masse empêche le recul nécessaire pour une réflexion critique.

L'appartenance au groupe auquel ton interlocuteur peut s'identifier par mimétisme, peut l'aveugler au point de le rendre incapable d'imaginer possible une autre approche de Dieu que celle qui lui a été enseignée, une approche qui soit à la fois véridique et plus personnelle.

Un autre préalable au dialogue entre toi et tous nos frères et sœurs est la recherche de la vérité en général, c'est d'accepter d'honorer les exigences de la raison. (1) Même si celle-ci peut s'incliner devant une vérité qui lui est supérieure et inaccessible, elle doit néanmoins toujours être en accord avec elle-même. Si l'on refuse la conclusion d'un raisonnement logique, il est alors impossible de penser, dire, ou écrire quoi que ce soit… La raison est ce qui, parmi toutes les créatures, spécifie l'homme ; s'il la trahit, il se trahit lui-même, et déshonore Dieu qui lui a donné une telle dignité, non pour qu'il la méprise, mais pour qu'à sa lumière il cherche et trouve la vérité.

Enfin dans les pays de l’Oumma ou les pays avec des communautés islamiques, il ne faut pas sous-estimer le poids que le « religieusement correct » fait peser aujourd'hui sur la liberté. Ainsi est nié l'intérêt même du dialogue. À quoi bon parler si c'est pour ne rien dire ou apprendre rien de vrai ? Au nom de ce relativisme et du respect de l’islam qui en est l'expression officielle, il peut même être tenu pour coupable d'oser penser et dire connaître LA vérité (1 Jn 2.20-21, 4.6, 5.6)… et le délit d'« islamophobie » être invoqué pour condamner le témoignage rendu à Jésus-Christ.

Un chrétien ne peut pas cependant renoncer à dire qu'il connaît La Vérité (2 Co 11.10 ; 1 Jn 2.21), sans quoi il renierait Jésus-Christ Lui-même qui a dit : « JE SUIS LA VÉRITÉ » (Jn 14.6). Contrairement à ce que veulent le faire croire les ennemis de Jésus-Christ, prétendre connaître la vérité n'a rien d'une attitude inspirant le totalitarisme, puisque la vérité en personne s'est humiliée jusqu'à laver les pieds de ses disciples, elle qui est venue non pour être servie mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude (Mc 10.45) ! La vie de Jésus-Christ et sa mort sont tout le contraire de la Toute-Puissance que redoutent les hommes et les musulmans.

Le respect de la liberté religieuse et sa promotion « ne doivent en aucune façon nous rendre indifférents à l'égard de la vérité et du bien. Mieux, c'est l'amour même qui pousse les disciples du Christ à annoncer à tous les hommes la vérité qui sauve. » (2) Comment le pourraient-ils s’ils ne connaissaient pas la Vérité ? Seule la connaissance et la proclamation de la Vérité nous délivrera (Jn 8.32) ! C'est un tel état de fait qui faisait soupirer Saint Paul : « Mais comment croiront-ils en Celui dont ils n'ont pas entendu parler ? » Et il ajoutait en pensant à nous : « Et comment en entendront-ils parler s'il n'y a personne qui prêche ? » (Rm 10.14) Et de ce que Saint Paul continue en interrogeant : « Et comment prêcher sans d'abord être envoyé ? » Personne ne doit prendre prétexte pour ne pas se sentir concerné puisque : « Les fidèles laïcs, précisément parce qu'ils sont membres de l'Église, ont la vocation et la mission d'annoncer l'Évangile : à cette activité ils sont habilités et engagés par les sacrements de l'initiation chrétienne et par les dons du Saint Esprit. (3)…





(1) Et en particulier le principe de non-contradiction, selon lequel il n'est pas possible à la fois d'être et de ne pas être, et cela sous le même rapport. Sans ce principe, en effet, la pensée ne peut pas fonctionner. Jésus, La Vérité (Jn 14. 6), disait : « Qui n'est pas avec Moi est contre Moi. » (Mt 12. 30). Il n'est donc pas possible d'être à la fois pour Jésus et pour une idéologie qui Le rejette – y compris sous le couvert d'une pseudo reconnaissance.

(2) Concile Vatican II, Gaudium et spes, n° 28.

(3) Jean-Paul II, Christifideles laici, n° 33 ; « Évangéliser est la grâce et la vocation propre de l'Église, son identité la plus profonde. » Paul VI, Evangelii nuntiandi, n° 14 ; « L'exclamation de l'apôtre Paul sur la tâche missionnaire de tous les baptisés est plus que jamais d'actualité : « Annoncer l'Évangile en effet n'est pas pour moi un titre de gloire ; c'est une nécessité qui s'impose à moi. Oui, malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile ! » Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Dominus Iesus, n° 2, 2000.

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